L’immunothérapie, nouvelle ère de traitement des cancers

L’ensemble des résultats d’immuno-oncologie, avec l’arrivée des checkpoints inhibiteurs agissant sur l’immunité T non spécifique en levant les freins qui bloquent les cellules T, est devenu une réalité clinique. Les résultats ont été jugés encourageants et très prometteurs dans le monde de l’immunothérapie du cancer lors des derniers congrès internationaux de cancérologie.

Tedopi® agit en activant les lymphocytes T spécifiques via des néo-épitopes combinés et optimisés, issus de plusieurs antigènes tumoraux.

Le cancer du poumon en chiffres

Chaque année, on constate plus de décès dus au cancer du poumon que de décès dus aux cancers du côlon, du sein et de la prostate cumulés.

  • Dans le monde en 2012, 1,58 million de nouveaux cas et 1,39 million de décès on été recensés.
  • Aux Etats-Unis, l’incidence du cancer du poumon est de 214 000 patients par an avec 168 000 morts par an.
  • En Europe (28 pays), l’incidence est de 313 000 patients avec 268 000 morts par an.
  • En Chine, l’incidence est de 653 000 patients pour 587 000 décès annuels.
(Source : Globocan 2012)

Des progrès dans les traitements mais des résultats décevants à 5 ans

Cancer du poumon – Application clinique phare de Tedopi®

Le cancer du poumon « non à petites cellules » (NSCLC)

Le cancer du poumon dit « non à petites cellules » représente environ entre 85 et 88% des cancers du poumon. La survie globale relative à 5 ans associée à cette maladie est de 15,6%. En effet, pour la grande majorité des patients, ce cancer est découvert à un stade avancé, ce qui rend son traitement difficile. Le cancer du poumon NSCLC est considéré comme un problème majeur de santé publique, en particulier car il présente un mauvais pronostic.

Tedopi® cible les patients exprimant le marqueur HLA-A2. La présence de ce marqueur est en effet considérée comme un facteur de risque aggravant à un stade avancé. 45 % de la population globale (et des patients atteints par cette maladie) sont porteurs de HLA-A2 (ils sont dits « HLA-A2+ »). Tedopi® pourrait ainsi concerner potentiellement jusqu’à environ 84 000 patients aux Etats-Unis, 134 000 en Europe, et 258 000 en Chine.

Malgré les nouveaux traitements, le taux de survie à 5 ans est autour de 1% pour les patients ayant un cancer du poumon NSCLC au stade métastatiqueet un grand besoin de traitements actifs et bien tolérés persiste.

Tedopi® d’OSE Immunotherapeutics, nouvelle immunothérapie spécifique d’activation en cours d’étude dans le cancer du poumon (NSCLC)

Tedopi® a prouvé son efficacité dans le cadre d’un essai clinique de Phase 2, dans le traitement du cancer du poumon NSCLC, avec une augmentation de la survie relative.

Tedopi® est actuellement évalué dans un essai de Phase 3, Atalante 1, aux stades d’évolution IIIb et IV en deuxième ou troisième ligne thérapeutique.

Tedopi®, applicable au cancer du poumon « non à petites cellules » (NSCLC), stimule les cellules T « tueuses » cytotoxiques et leur réapprend à détecter les cellules cancéreuses pour les éliminer.
Il s’agit d’un processus d’immunosurveillance.

Tedopi® est une combinaison brevetée de 10 néo-épitopes sélectionnés et optimisés à partir de 5 antigènes tumoraux. Ces 10 néo-épitopes génèrent une réponse spécifique des cellules T cytotoxiques dirigées contre les cellules cancéreuses qui expriment au moins un de ces antigènes tumoraux. Les épitopes sélectionnés sont optimisés chimiquement et combinés pour éviter des phénomènes de tolérance immune (on parle alors de « néo-épitopes »). Tedopi® est un traitement personnalisé qui s’adresse aux patients HLA–A2+.

L’objectif est de stabiliser le développement de la maladie et de prolonger ainsi la vie des patients.

En savoir plus sur les essais de Tedopi® et les résultats obtenus.

Traitements actuels et application de Tedopi® selon les stades d’évolution de la maladie

Les traitements actuellement disponibles des cancers du poumon de type NSCLC varient selon leur stade d’évolution.

  • Stade d’évolution Ia : chirurgie consistant à enlever la partie du poumon atteinte ou le poumon entier. Si la chirurgie n’est pas possible, une radiothérapie est mise en place ;
  • Stade d’évolution Ib : chirurgie éventuellement suivie d’une chimiothérapie. Si la chirurgie n’est pas possible, une radiothérapie est mise en place ;
  • Stade d’évolution IIa et IIb : chirurgie suivie d’une chimiothérapie. Si la chirurgie n’est pas possible, une radiothérapie est mise en place ;
  • Stade d’évolution IIIa : chimiothérapie, éventuellement associée à la chirurgie ou à une radiothérapie ;
  • Stade d’évolution IIIb : chimiothérapie associée à une radiothérapie, la chirurgie est exceptionnelle ;
  • Stade d’évolution IV : chimiothérapie qui peut être associée à d’autres types de traitement (« thérapie ciblée » par exemple sur des mutations particulières).