Check-point inhibiteurs : une immunothérapie T non spécifique

La recherche en immunothérapie s’est concentrée sur des récepteurs (appelés CTLA4, PD1, PD-L1) capables de lever les freins qui bloquent les lymphocytes T cytotoxiques et les empêchent de s’attaquer aux tumeurs. Cette approche non spécifique a conduit, en 2011, à la mise sur le marché d’un anti-CTL-A4 contre le mélanome métastatique, qui se révèle efficace pour 10 à 15 % des patients et des répondeurs à long terme. En 2014, deux anti-PD-1 ont été développés et et enregistrés dans le traitement du mélanome pour lequel ils apportent jusqu’à 30 % de réponses partielles ou complètes sur divers types de tumeurs. Par ailleurs, un anti-PD-1 a été enregistré aux Etats-Unis et en Europe pour un certain type de cancer du poumon.

Depuis 2015, 3 traitements de type « immune checkpoint inhibiteur » (ICI), produisant une activation non spécifique des lymphocytes T cytotoxiques en levant les freins, ont été enregistrés en 2ème ligne de traitement du cancer du poumon non à petites cellules (NSCLC) : le nivolumab (Opdivo®, Merck), le pembrolizumab (Keytruda®, Merck) et l’atezolizumab (Tecentriq®, Roche) chez les patients exprimant PD-L1 (20% des patients environ expriment ce marqueur PD-L1).

Un premier traitement en 1ère ligne du NSCLC a été enregistré en 2016 : le pembrolizumab (Keytruda®, Merck) chez les patients exprimant PD-L1.