Lusvertikimab (OSE-127)
est un anticorps monoclonal humanisé qui cible le récepteur CD127, la chaîne alpha du récepteur de l’interleukine-7, permettant un effet antagoniste puissant sur les lymphocytes T effecteurs.
Lusvertikimab est un anticorps monoclonal humanisé qui cible le récepteur CD127, la chaîne alpha du récepteur de l’interleukine-7, permettant un effet antagoniste puissant sur les lymphocytes T effecteurs. L’IL-7 est une cytokine qui régule spécifiquement la migration tissulaire des lymphocytes T effecteurs humains. Le blocage du récepteur à l’IL-7 freine la migration des lymphocytes T pathogènes tout en préservant les lymphocytes T régulateurs bénéfiques dans une pathologie auto-immune.
Lusvertikimab est en cours d’évaluation dans un essai clinique de Phase 2, appelé CoTikiS, chez des patients souffrant de rectocolite hémorragique (RCH) modérée à sévère. Les données complètes d’efficacité et de sécurité de la période d’induction de CoTikiS, ont été présentées au 20ème congrès de l’ECCO (European Crohn’s and Colitis Organisation) à Berlin en février 2025. Ces données ont montré une efficacité significative et un profil de sécurité favorable de Lusvertikimab chez des patients souffrant de RCH modérée à sévère.
Au-delà de l’immuno-inflammation, Lusvertikimab a également démontré un fort potentiel thérapeutique en immuno-oncologie avec des résultats précliniques positifs d’efficacité dans la Leucémie Aiguë Lymphoblastique (LAL), une tumeur très agressive. Il est urgent de développer de nouvelles approches d’immunothérapies ciblées pour les formes de la maladie en rechute ou réfractaire, en particulier dans la LAL-T où le besoin de traitements innovants est important.
À PROPOS DU PROGRAMME CLINIQUE DE LUSVERTIKIMAB (OSE-127)
L’étude de Phase 2 CoTikiS randomisée et en double aveugle, a évalué l’efficacité et la tolérance de Lusvertikimab versus placebo chez 136 patients atteints de RCH active modérée à sévère, en échec ou en perte de réponse à un (des) traitement(s) antérieur(s)*. CoTikiS est une étude de 50 semaines, comprenant une période d’induction de 10 semaines évaluant deux doses (450 mg et 850 mg) de Lusvertikimab contre placebo, suivie d’une période supplémentaire en ouvert (OLE) de 24 semaines au cours de laquelle tous les sujets ont reçu des perfusions toutes les 4 semaines Lusvertikimab 850 mg et une période de suivi de sécurité de 16 semaines sans traitement.
* Traitements antérieurs par corticostéroïdes, agents immunosuppresseurs ou traitements biologiques.
Des résultats positifs de l’étude clinique de Phase 1
Les résultats de la Phase 1 clinique avaient montré un bon profil de sécurité et de tolérance de Lusvertikimab.
Un article, intitulé: First-in-Human Study in Healthy Subjects with the Non-Cytotoxic 1 Monoclonal Antibody OSE-127, a Strict Antagonist of the IL-7Rα a été publié en ligne dans le ‘The Journal of Immunology’ et a été sélectionné comme ‘Top Read’ dans l’édition du 15 mars 2023. Cette publication présente les résultats cliniques positifs de Phase 1 qui ont montré un bon profil de sécurité et de tolérance de Lusvertikimab sans signes de lymphopénie significative, de libération significative de cytokines ou d’altération des compartiments de cellules T. Tous les paramètres de pharmacocinétique et de pharmacodynamique étaient cohérents et dose-proportionnels aux différentes doses croissantes testées jusqu’à 10 mg/kg. Une diminution de la signature des gènes associés à la voie de l’IL-7 dans les cellules sanguines périphériques humaines a été démontrée, confirmant le blocage effectif de la cible.
La RCH est une maladie inflammatoire chronique de l’intestin qui touche 3,3 millions de patients aux États-Unis, en Europe et au Japon (1), ce qui représente chaque année 12,2 personnes sur 100 000 (2). Malgré les options de traitement, le taux de rémission n’est que de 25/30 % (3), ce qui laisse une grande partie des patients sans traitement efficace. Cette maladie se caractérise par un fardeau important dans la vie de patients dont le besoin médical en nouvelles options thérapeutiques est important.
(1) EvaluatePharma
(2) Updated Incidence and Prevalence of Crohn’s Disease and Ulcerative Colitis in Olmsted County, Minnesota (1970-2011). Loftus EV et al. October 2014.
(3) Drugs Context. 2019; 8: 212572 –doi: 10.7573/dic.212572